ANGÉLICA HOYOS GUZMÁN

Angélica Hoyos Guzmán est poète, écrivaine, critique et chercheuse littéraire colombienne.

Angélica Hoyos Guzmán est poète, écrivaine, critique et chercheuse littéraire colombienne. Elle est l’autrice de quatre recueils de poèmes et de deux essais. Elle est professeur à l’Université de Magdalena, à Santa Marta, la façade caraïbe de la Colombie. Nomade, son anthologie poétique, est son premier ouvrage traduit en français aux éditions M&L / Obsidiane.

fiche technique

Traduction : traduit de l’espagnol (Colombie)
par Stéphane Chaumet
Paru le : 02/10/2026
EAN : 9782381460338
Reliure : Broché
Pages : 112

ARGUMENT

Nomade est une anthologie qui nous fait prendre conscience que nos vies ne sont pas le produit d’un seul continent ni d’un seul pays. Les poèmes de cette Afrocolombienne nous montrent que par-delà les idées, c’est avec sa chair de fille, de femme, de mère et d’amante éprise d’océans, de fleurs, de montagnes, de blessures, de rires, d’aveux et d’autodérisions qu’elle se définit. Car elle est Angélica, « petite fleur aphrodisiaque ».

Face à la mer des Caraïbes

SUR LE LIVRE

C’est par un poème intitulé « Nomade » que s’ouvre l’anthologie d’Angélica Hoyos Guzmán. Être nomade, nous enseigne-t-elle sur la ligne de crête de sa liberté conquise et perdue mille fois, c’est dessiner une cartographie des itinéraires. Elle nous confie sa découverte à partir de la Colombie, le second pays après les États-Unis qui comptent le plus d’afrodescendants en terres américaines. L’Histoire lui répond alors par un lyrisme de sel, de pierres, d’oiseaux, d’arbres et de couleurs. Lire Nomade, c’est faire ce constat : comment avions-nous pu penser que nos vies étaient le produit d’un seul continent et d’un seul pays ? Angélica Hoyos Guzmán nous le dit par-delà les idées, avec sa chair de fille, de femme, de mère, d’amante éprise d’océan, de fleurs, de montagnes, de blessures, de rires, d’interpellations, d’aveux et d’autodérisions. À Santa Marta où elle vit, face à la mer des Caraïbes, le monde vient frapper à sa porte à la manière de ces « larmes où naît la rivière de chacun ».

Extrait : « Chance »

Quelle chance d’être Angélica
plante médicinale aphrodisiaque.
Quelle chance de ne pas être Cortazar,
victime d’une boîte gigogne.
Quelle chance de ne pas être Gates,
icône économique d’une fenêtre répétée.
Quelle chance de ne pas être Dali,
dans la réalité des yeux coupés par des canifs.
Quelle chance de ne pas être Chomsky,
cette compétence submergée dans le monde.
Quelle chance d’être Angélica,
de marcher dans mes rues silencieuses
traînant la musique d’une cannette vide.
Quelle chance d’être Angélica,
de vivre suspendue dans l’abîme minuscule de ce nom.
Quelle chance de sentir les coups,
de voir les hématomes et la brise qui les touche.
Quelle chance de mourir pour renaître dans des mots jamais dits.
Quelle chance de compter des solitudes en gouttes de pluie.
Quelle chance d’être un autre humain,
et c’est bien suffisant.

1 rue les provinciales - apt 527. 80090 amiens - france

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