© thierry cardon

maxime n’debeka

Dramaturge, metteur en scène, conteur et poète congolais.

Maxime N’DEBEKA est né le 10 mars 1944 à Brazzaville. Dramaturge, metteur en scène, conteur et poète congolais, toutes ses pièces ont  été  jouées, enregistrées, diffusées en France, en Afrique, en Allemagne ou aux États-Unis.
Directeur de la Culture et des Arts de 1968 à 1972, il co-organise le premier Festival des Arts au Congo et fonde en 1969 le Centre de Formation et de Recherche d’Art Dramatique. Condamné à mort pour subversion en 1972, il n’en deviendra pas moins ministre de la Culture en 1996. La guerre civile congolaise l’a exilé à Blois, qui depuis 2000 est devenue grâce au Parlement des écrivains sa ville refuge.

Bibliographie

  • Equatorium, Présence africaine, théâtre, 1987, traduction américaine et mise en espace à New York en 1986, diffusée par RFI en 1989.
  • La danse de N’kumba ensorcelée, poèmes, Publisud, 1988.
  • Le Destin de l’immortel Fouabiss, théâtre inédit, diffusé par RFI en 1990.
  • Vécus au miroir, nouvelles, Publisud, 1991.
  • Paroles insonores suivi de Les signes du silence, poèmes, L’Harmattan, 1994.
  • Le Diable à la longue queue, théâtre, Lansman, 2000.
  • Quelque part, ailleurs, nulle part, pièce présentée à la Halle aux Grains de Blois, Mai 2002.
  • Sel-Piment à la braise, roman, Dapper, 2003.
  • L’ Âge d’or – le jardin de l’art, livre d’artiste en collaboration avec le photographe Thierry Cardon, inédit.
  • Toi, le possible chimérique suivi de Les divagations de rêveur insomniaque, Le Manteau & la Lyre / Obsidiane, 2015.
  • L’Oseille / Les Citrons, poèmes, Le Manteau & la Lyre / Obsidiane, 2016.

fiche technique

Date de parution : 14/03/2015 
ISBN : 978-2-916447-63-6 
EAN :  9782916447636 
Présentation : Broché 
N. de pages : 89 pages 
Poids : 0.17 Kg 
Dimensions : 14,7 cm × 21,0 cm × 0,8 cm

Toi, le possible chimérique

Résumé

Le lecteur habituel de Maxime N’Débéka ne reconnaîtra pas son poète ! La métamorphose qu’il inaugure est de son propre aveu un « big-bang ». Il est le prolongement direct de la révolution  qu’ilavait initiée en 1969 avec Soleils Neufs, le recueil de poèmes de ses vingt ans qui allait le consacrer au cœur du Congo et au cœur de l’Afrique. Cette rupture et cette continuité réalisent I’« aujourd’hui dans treize mille ans / saison d’hier » de Paroles insonores (1994), car Maxime N’Débéka le rêve, le commente et le parle ici dans son nouveau recueil avec des vocables et des resources qui, à ‘en pas douter, feront date. La vérité d’un poète, tel le phénix, est de renaître sans cesse.

Extrait:

qui d’autre à l’avant de ton approche rétracte les
phalanges radiuses du petit jour

sinon toi-même tu bifurques ta présence concrète

ni vague à l’âme ni larme à l’eil point trop de drame
pas de scène du tout aucune levée d’anathème
ici
en ce non-lieu de serments en désuétude
bien à marée infiniment basse de l’amer phréatique
jusqu’à l’anallergique.

fiche technique

Date de parution : 12/09/2016
ISBN : 978-2-916447-71-1
EAN : 9782916447711
Présentation : Broché
N. de pages: 91 pages
Poids : 0.146 Kg
Dimensions : 14,5 cm × 21,0 cm × 1,2 cm

L’oseille / Les citrons

Résumé

Salué à sa parution en 1975 comme un poème majeur de la littérature congolaise par Sylvain Bemba, Jean-Baptiste Tati-Loutard et Henri Lopes, L’Oseille / Les Citrons n’a pas pris une ride en plus de quarante ans. La petite République du Congo est passée d’un million ‘habitants à environ trois millions et demi à ce jour – un effectif qui accroît d’autant son malheur. L’auteur accompagne cette édition du jubilé d’une importante postface.
Maxime N’Debeka ne nous live pas seulement ses «carnets de prison», il nous y fait entendre aussi le cri des bagnards mêlé à l’espoir, lorsqu’il est étreint au petit matin par la nostalgie de son épouse et de sa fille. En lui, l’amour se dispute avec la colère, et quelquefois le criminel vole au secours du révolutionnaire.

Extrait:

980 000 nous sommes
980 000 affamés
brisés
abrutis
Nous venons des usines
Nous venons des forêts
des campagnes
des rues
Avec des feux dans la gorge
des crampes dans l’estomac
des trous béants dans les yeux
des varices le long du corps
Et des bras durs
Et des mains calleuses
Et des pieds comme du roc
980 000 Nous sommes
980 000 Ouvriers
chômeurs
et quelques étudiants
Qui n’ont plus droit qu’à une
fraction de vie.

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