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Claudine Helft

Poète, journaliste et critique littéraire.

Claudine Helft, poète, journaliste et critique littéraire. Enfant de la guerre, née à la saison des roses, en France, d’une vieille famille française. Après des études littéraires et dans une Ecole de Journalisme dont elle sort première de sa promotion, elle épouse Léon Helft, expert mondialement connu en matière d’orfèvrerie de collection, dont elle aura un fils, David.
Elle écrit des poèmes depuis sa plus tendre enfance, et n’a cessé d’en écrire depuis lors.
Présidente depuis une quinzaine d’années du Prix Louise Labé (le premier jury de poésie à l’époque de sa création entièrement féminin). Elle est également secrétaire perpétuelle du Prix Alain Bosquet, créé après la mort de l’auteur, et membre de l’Académie Mallarmé.

Elle a participé à une centaine de rencontres internationales et françaises. En France elle intervient dans de nombreux colloques, dont ceux de Cerisy, où certains de ses articles ont été repris en revues, comme Corps âme esprit, Le Réel et l’Imaginaire, et Figures du messie. Elle a ainsi fait ainsi rencontrer à un public non averti artistes et auteurs célèbres parmi lesquels Georges-Emmanuel Clancier, Eugène Guillevic, Alain Bosquet, Claude Vigée, Jean-Claude Renard, et Ismail Kadaré.
Elle a été invitée dans de nombreux pays dont l’Argentine, la Belgique (Biennales), l’Irlande (Vendanges poétiques), l’Espagne, la Suisse, la Macédoine, la Bulgarie : récitals de poèmes et conférences comme L’importance des mots depuis la dernière guerre mondiale. Elle fut invitée en Belgique et remarquée pour son article Les mots qui brûlent.
Elle a commis quelque trois cents articles sur des sujets poétiques divers. Son nom figure dans une trentaine d’anthologies et une centaine de revues. Elle a été traduite en une douzaine de langues.
Médaille Vermeil de la Ville de Paris pour l’ensemble de son œuvre et son action au service de la Poésie, elle a été, en 2005, la première lauréate du Prix de la Rose d’argent en Bulgarie.
Elle a travaillé avec des plasticiens tels que le sculpteur Delanne ou les peintres Alain Kleinmann, Marcel Jacno, et Tudor Banus.
Elle a été mise en scène en poésie par Jean Negroni et dite par Daniel Mesguish, Ronit, Kabeth, et Jean-Loup Philippe, et accompagnée par des voix telles que Esther Lamendier et Françoise Galais, pour, notamment son dernier ouvrage partiellement traduit en une douzaine de langues et mis en scène au Centre Rachi et au Théâtre Molière.
En 2007 paraît un recueil de poésie, Une indécente éternité, un livre d’aphorismes et une anthologie, où les poèmes de femmes tiennent une place essentielle. Cette année amorce un tournant important dans ses écrits avec la parution de deux livres en prose.
Environ 40 ans entre la parution de son premier livre, L’entre deux et Un ciel au bord du ravin ; mille fois sur le métier elle a remis son ouvrage tout en demeurant « celle qui rejette sans appel la profanation » (Eugène Guillevic).
Elle se reconnaît dans l’extrait d’un article d’Alain Bosquet : « poète rare qui ne publie qu’à bon escient ».

Bibliographie

Ses principaux ouvrages

  • L’entre-deux (1975, Ed. Saint-Germain des Près, Paris 6e).
  • Un risque d’absolu (1976, Ed. Saint-Germain des Près, Paris 6e).
  • Parhélies (1979, Ed. Saint-Germain des Près, Paris 6e).
  • Métamorphoses de l’ombre (1985, Ed. Pierre Belfond, Paris 7e).
  • L’ infinitif du bleu (1992, Ed. L’Âge d’Homme, Lausanne, Suisse) 
  • Le Monopole de Dieu (1996, Ed. L’Âge d’Homme, Lausanne, Suisse/Collection Contemporaine (Italique), dirigée par Claude Frochaux)
  • L’ étranger et la Rose (2003, Le Cherche Midi Ed. Paris 6e).
  • Poème de l’ étranger et de la Rose, extrait du recueil l’étranger et la Rose, suivi de Obsessionnelles (2003, édition de luxe).
  • Une indécente éternité, recueil de poèmes (2008, Ed. de La Différence/Clepsydre)
  • Avec des si…, nouvelles (2009, Ed. de La Différence) 
  • Un divorce d’amour, roman (2009, Ed. de La Différence) 
  • La porte ou la parenthèse de l’ éternité, anthologie (2012, Ed. du Petit Véhicule/Coll. Le carré de l’imaginaire)
  • Un ciel au bord du ravin suivi de Prose (Février 2019, Ed. Obsidiane/Le Manteau & La Lyre). 30 exemplaires ont été tirés à part, ornés d’une lithographie d’Alain KLEINMANN).
  • L’Outrage du plaisir ((2021, Ed. Obsidiane/Le Manteau & La Lyre).

Coauteur et éditrice ou directrice d’éditions

  • Visages de l’écriture, de Louise LEROUX / Claudine HELFT (1985, Ed. Le hameau)
  • Ethique et écriture, (1985, Ed. Le hameau) – in Cahiers de l’Archipel, N°spécial/13, Claudine HELFT, Poésie et Poème, p.155 
  • Poèmes de la bombe atomique, réunis par Alain BOSQUET (1985, Ed. Le hameau) 
  • Assiégée du dedans de Dominique CHASTENET (1987, Ed. Le hameau) · Méninges, suivi de Printemps 86 d’Emile SNYDER (1988, Ed. Le hameau) 
  • Louise Labé, poèmes d’amour, Florilège de Claudine HELFT (Aumage Ed./Ed. Hybride, 2006), Prix Louise Labé 2006 
  • Un autre Homme, hommage à Alain BOSQUET, Préface de Jean NOURISSIER de l’Académie Goncourt, Joueur par Claudine HELFT, pp.79 à 85 (2006, Ed. Gallimard) 
  • La poésie introuvable, émission de Claudine HELFT sur Radio Métropole, 1985 
  • Dieu ne ferme jamais à clé, Claudine HELFT a adapté en français le livre du poète bulgare Lubomir LEVCHEV. Préface de Jean Blot (2006, Ed. de la Différence/Le fleuve et l’écho).

Plus d’information sur Claudine Helft et son ouvrage sur Claudinehelft.com

fiche technique

Paru le : 08/02/2019
ISBN : 978-2-916447-90-2
EAN : 9782916447902
Reliure : Broché
Pages : 96
Poids : 0.15 Kg
Dimensions : 14,6 cm × 21,0 cm × 1,0 cm

Un ciel au bord du ravin

Résumé

Le recueil de Claudine Helft, à l’image de son intitulé, se situe aux franges de son auteure, car elle jongle «au bord du ravin». Au cœur de sa prosodie, ce livre reprend les thèmes essentiels de son œuvre, en s’ouvrant sur des voix nouvelles.
Le quotidien, à chaque syllabe, ni tonitruant ni monotone, chante ou enchante un ciel montagnard, une visite au cimetière, un souvenir qui se conjugue à tous les temps. Le monde s’ y récapitule aussi bien dans un vaste poème que dans quelque admirable lettre-récit. Cette fois plus que jamais Claudine Helft nous surprend, élargissant la brèche des Métamorphoses de l’ombre, de L’Infinitif du bleu, de L’Étranger et la Rose ou d’une Indécente éternité.

Extrait: Une histoire

C’était l ‘histoire d’un homme
qui courait après son rêve
et d’une femme qui croyait
l’avoir trouvé au bord du lac
‘est aussi l’histoire d’un deuil
et d’une lune trop pleine
qui s’était arrêtée au seuil
d’une porte hésitante
avant d’entrer avec son sac
de lumière par crainte
d’effacer l’aube trop belle
c’est l’histoire d’une femme
qui la nuit vivait la tête
dans les étoiles à travers
l’étreinte d’une lucarne
et celle d’un home qui cherchait le ciel
à travers les hommes
sans parvenir jamais à le toucher.

fiche technique

Paru le : 05/01/2022

ISBN-10 ‏ : ‎ 2381460128
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2381460123
Reliure : Broché
Pages : 80
Poids : 0.13 Kg
Dimensions14,6 cm × 21,0 cm × 1,0 cm

L’outrage du plaisir

Résumé

Ces carnets bruts ouvrent au genre poétique de l’œuvre de Claudine Helft une voie nouvelle. L’essence du poème est la notation. Loin de le renier, elle lui donne au contraire une place prépondérante, en glissant de la prose poétique au poème en prose. Claudine Helft renoue ainsi avec ses grands aînés le lien qui relie les écritures. Il y a là des vérités qui ne sont pas bonnes à dire, de faux mensonges, un roman dont les acteurs sont à la mesure du quotidien, et une nature à la hauteur du sacré. Il y a là aussi une femme qui ose dire ce que d’autres taisent, une femme qui n’accepte pas les codes et refuse les « étiquettes ». D’amours en humour, elle promène la pluie et ses tristesses dont elle sait faire des joies dans « l’invention du vivre », et salue les gaîtés de la vieillesse en outrageant le plaisir. 

Extrait: Nu Spirituel

Il danse nu, une fleur sur les reins, une rose qu’il serre contre son flanc. Il est en lui un peu de Gérard Philipe dans Les Orgueilleux, un peu d’Anthony Quinn dans La Strada, de la folie et de la candeur, entre transe et tendresse, il danse avec intelligence, léger et lourd à la fois, dans l’ivresse et le bonheur d’être un instant. Il se hausse sur les pointes, esquisse trois pas, salue, un chapeau dans l’autre main, le pose sur ma tête, s’incline pour faire un baisemain. Nous dérivons ensemble pour une fête grandiose. Les pétales s’effeuillent de rires en soupir: tout est bleu, spirituel.

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